
Economiquement, 2010 ne saura pas aussi sombre que prévu, Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance le 26 janvier dernier. L’économie mondiale devrait progresser à un rythme de 3,9%, contre 3,1% prévu en octobre dernier.
En Europe, l’activité devrait progresser de 1%, contre 0,3% précédemment estimé, selon le FMI. Ce modeste taux de croissance sera surtout soutenu, a prévenu l’institution internationale, par les politiques de relance des Etats. Cela justifie de « soutenir la reprise là où elle n’est pas encore enclenchée », a précisé le FMI.
Cependant, le FMI a averti les pays développés de la fragilité de la reprise de leur économie. « On ne discerne encore guère de signes de solidité de la demande privée autonome (non induite par l’action des pouvoirs publics) », a expliqué le FMI, qui s’inquiète par ailleurs de l’explosion de la dette des Etats. « Les pays où la viabilité des finances publiques est de plus en plus préoccupante doivent avancer dans la conception et la communication de stratégies de sortie crédibles », poursuit-il.
Aux Etats-Unis et en Russie par contre, devrait être plus vigoureuse. La croissance américaine devant atteindre 2,5%, contre 1,5% prévu précédemment. Les grands pays émergents ont vu leurs estimations revues fortement à la hausse, la Russie à 3,6% (contre 1,5%), l’Inde (7,7% contre 6,4%) et le Brésil (4,7% contre 3,5%).
L’économie chinoise devrait pour sa part bondir à 10%. Le FMI tablait dans un premier temps sur 9%. Dans l’ensemble de la région Asie, la croissance devrait dépasser les 7%, selon les déclarations de la semaine dernière du directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Seule la prévision concernant le Japon, est restée inchangée, à 1,7%. Le pays du soleil levant a reçu le 26 janvier dernier, un avertissement de la part de Standard & Poor’s qui a dégradé ses perspectives sur la note de la dette.
Les pays asiatiques doivent cependant prévenir la formation de bulles spéculatives en mettant en place un contrôle temporaire des capitaux, a conseillé Dominique Strauss-Kahn lors de son déplacement à Hong-Kong. Cette reprise de la croissance mondiale, si elle se consolide, pourrait entrainer dans son sillage celle des pays pauvres, notamment les économies africaines grâce à la relance des marchés de matières premières.
Source : lefigaro.fr
