
Baïla Wane a également condamné « la rétroactivité sélective de l’Armp » qui s’est plu à condamner une gestion de 2004. « Pourquoi s’arrêter à 2004 ? Pourquoi ne pas aller jusqu’en 1960 ? Logique pour logique, il fallait passer au peigne fin toutes les gestions, sinon se limiter aux gestions qui sont contemporaines à l’Armp dont l’organisation et le fonctionnement sont portés par le décret N°2007-546 du 25 avril 2007. Si on poursuivait cette logique certains membres de l’Armp seraient aujourd’hui rattrapés dans leur gestion et seraient épinglés ». Vous pensez à qui ? « Ils se reconnaîtront », répond M. Wane, le sourire à la bouche.
Le rapport entre les mains, il répond point par point aux différents griefs relevés contre sa gestion.
« Ceux qui parlent de jour ouvrable ou non ne connaissent pas la Lonase. Moi, je travaille tous les jours », dit-il. « Je n’ai jamais reçu de pré-rapport comme il est de coutume dans le cadre des audits ».
Quant aux T-Shirts, s’interroge-t-il, « comment veulent que je mette un message identique à une affaire évènementielle donc inconnue à l’avance. Nous n’avons rien fractionné. Nous donnons des T-shirts à l’occasion de combats de lutte, de campagne médicale ou de sensibilisation contre un fléau ou pour la promotion d’un produit qui n’est pas défini à l’avance, comment veulent les régulateurs de l’Armp que nous globalisions quelque chose qui, par nature, est sectorielle ? Alors que l’Armp nous trouve une solution face à cette situation ».
Concernant les bobines pour les jeux, dit le Directeur général de la Lonase, on nous reproche d’avoir donné ça à une seule personne. (Rires). Elle est la seule habilitée à le faire. Y’en a un qui nous a proposé des bobines, mais elles ne sont adaptées, car ne comprenant pas de codes barres. Combien de fois, j’ai fait des correspondances pour qu’on élimine les codes barres ? »
Toujours selon M. Wane : « L’Armp nous reproche d’avoir donné le marché à SMI. Cette société était la deuxième sur la liste des adjudicataires. D’ailleurs, ce que les gens ignorent, c’est que c’est l’adjudicataire défaillant qui paie souvent le travail réalisé à sa place. Avec les bobines, nous faisons beaucoup d’économie plus que sur les bulletins de jeux ».
Au sujet de Promo-Consulting aussi, dit M. Wane, « on nous fait un mauvais procès ici aussi. Promo-Consulting étant le sponsor officiel de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) qui devait convoyer 10 de nos agents à la Can 2010 pour la promotion de la Lonase, quoi de plus normal que l’on s’adresse à cette structure officielle ? C’est le contraire qui devait surprendre ou inquiéter, non ? »
Dépité par certaines accusations, M. Wane indique que « la Lonase ne compte plus de vacataires. C’est plutôt des sociétés d’intérim et de placement qui traitent avec des anciens de la Lonase qui ont une expertise dans le dépouillement à chaque fois qu’il y a des problèmes dans l’informatisation. J’en profite d’ailleurs pour que l’informatisation de la Lonase devait être terminée en février 2008, mais pour ne pas créer des problèmes, mais aussi et surtout, pour aller lentement, mais sûrement vers cela, nous avons continué à travailler avec les sociétés d’intérim comme le Bureau sénégalais d’Intérim (Bsi) et Pro-Intérim ».
Au moment d’évoquer l’affaire des groupes électrogènes, les appels se font persistants pour sa réunion du jour. Il doit la présider… Dans la précipitation, le Directeur général déclare : « Je pense que l’Armp devrait plutôt nous accompagner comme c’est bien défini dans ses missions au lieu de chercher des problèmes là où il n’y en a pas. Que devons-nous faire devant l’urgence ? Vous pensez que nous devions attendre qu’il y ait des techniciens formés pour suivre les groupes électrogènes dont la présence dans la vie de notre société est plus qu’importante. La preuve, nous n’avons pas attendu cela. Et nos groupes marchent au grand bonheur de tous ».
Ferloo
